Journées d’automne de l’ADESM les 23 et 24 novembre 2017

FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis, 75014 Paris

« SANTÉ MENTALE DES ENFANTS, DES ADOLESCENTS ET DES JEUNES ADULTES : UN INVESTISSEMENT D’AVENIR »

Le Conseil National de Santé Mentale, mis en place à l’automne 2016, mentionne dans son projet stratégique 2017-2019 la thématique du bien-être et de la souffrance psychique de la grossesse à l’âge adulte comme l’un de ses axes de travail prioritaires. Dans le même temps, le Comité de pilotage de la psychiatrie, installé le 13 janvier 2017, fait figurer la pédopsychiatrie comme l’un de ses thèmes de travail essentiels.

Les dernières orientations de la politique de santé mentale en faveur des enfants et adolescents remontent à une circulaire du 11 décembre 1992, rédigée en déclinaison de la circulaire plus générale du 14 mars 1990, relative aux orientations de la politique de santé mentale. Presqu’un quart de siècle après ( !), les orientations de ce texte restent largement d’actualité (prévention, liens avec le médicosocial). Par la suite, le Plan psychiatrie et santé mentale 2005-2008 a fait apparaître la thématique périnatalité, enfants et adolescents comme un simple programme spécifique pour lequel aucun moyen de financement ne figurait au titre des principales mesures du plan. Quant au plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015, s’il avait le mérite de mettre l’accent sur le parcours et ses éventuels points de rupture, il ne faisait apparaître aucune thématique spécifique relative à la psychiatrie et à la santé mentale des mineurs.

Dans la période récente, l’approche globale de la psychiatrie et de la santé mentale des mineurs a été occultée, d’une part, par l’attention portée à des prises en charges spécifiques, notamment la périnatalité et les adolescents (thème qui d’ailleurs brouille la limite d’âge réglementaire fixant à 16 ans le terme des prises en charge de pédopsychiatrie), et, d’autre part, par la visibilité beaucoup plus forte de la psychiatrie générale du fait des soins sans consentement, de la focalisation sociétale sur le thème de la dangerosité, et du poids de l’hospitalisation temps plein des adultes dans les organisations et les financements.

Selon les termes d’Alain Ehrenberg, Président du Conseil National de Santé Mentale, « les murs de l’asile sont tombés mais parallèlement un ensemble protéiforme de souffrances s’est progressivement mis à sourdre de partout. Elles trouvent une réponse dans la santé mentale ». Ce constat trouve largement à s’appliquer dans le domaine de la psychiatrie des mineurs. Il a pu largement s’exprimer à l’occasion de la récente mission sénatoriale d’information conduite par les sénateurs Amiel et Milon sur la situation de la psychiatrie des mineurs en France. Les différents échanges entre la mission et les professionnels font apparaître une véritable crise de ce secteur qui se signale en particulier par l’existence de craintes quant à la pérennité même de la discipline pédopsychiatrique avec des effectifs médicaux qui ont été divisés par deux en dix ans. La situation est en effet devenue dramatique dans certains bassins de population compte des difficultés de recrutement de pédopsychiatres. Le rapport de la mission « bien être et santé des jeunes » conduite par le Pr. Moro et M. Brison consacre de longs développements à la nécessité d’un nouvel effort public pour la santé mentale des jeunes.

Les programmes de travail des instances nationales de pilotage de la psychiatrie et de la santé mentale, la création de la mission sénatoriale, la mention dans la Loi de modernisation de notre système de santé que « la mission de psychiatrie de secteur se décline de façon spécifique pour les enfants et les adolescents », le thème fixé pour les Semaines d’information en santé mentale de « parentalité et enfance » attestent d’une prise des conscience que la santé mentale des enfants, des adolescents, et des jeunes adultes est un sujet d’une brûlante actualité pour l’avenir de la population.
C’est pourquoi l’ADESM vous propose de venir en débattre à l’occasion de ses journées annuelles, afin de proposer des réponses aux nombreuses questions posées par la situation actuelle, notamment :

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